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Grossesse après 40 ans

Grossesse après 40 ans

La grossesse après 40 ans : phénomène de société

La grossesse après 40 ans concerne de plus en plus de femmes : environ 30 000 en France. Le débat reste pourtant toujours de mise. Certains mettent avant les risques encourus à la fois pour la mère et pour l'enfant. D'autres au contraire prônent le recours aux nouvelles techniques de procréation médicale assistée (PMA) pour permettre à la nature de continuer à oeuvrer même après 40 ans.

Les risques d'une grossesse après 40 ans

Premier risque d'une grossesse tardive : celui de ne jamais pouvoir donner la vie. Les chiffres le prouvent, la fertilité diminue avec l'âge. A 40 ans, vous avez 10% de chance de tomber enceinte, à chaque cycle menstruel, soit 3 fois moins qu'à 25 ans. On estime à un an environ la durée minimale pour avoir un enfant après 40 ans.

Autre risque d'une grossesse après 40 ans : celui d'une fausse couche puisque la qualité des ovules à cet âge est moindre que vers 25 ans et surtout génératrice de malformations chromosomiques, pouvant entraîner des fausses couches et des anomalies congénitales. Si vous avez 40 ans ou plus et que vous êtes enceinte, sachez qu'il est fort probable (une grossesse sur 3 environ) que vous ne réussissiez pas à dépasser le premier trimestre de grossesse.

Le corps de la femme après 40 ans, s'il est soumis à une grossesse, peut également en souffrir beaucoup : insuffisance rénale, arthrose, obésité, hypertension, diabète). Quant au futur bébé, lui aussi, peut pâtir des conséquences d'une grossesse après 40 ans. Parmi les risques observés : un placenta praevia (positionné trop bas) ou qui risque de se décoller prématurément, une toxémie gravidique, naissance prématurée...

Le suivi d'une grossesse après 40 ans

Considérée comme grossesse à risque, la grossesse après 40 ans bénéficie donc d'un suivi très rapproché. D'abord, si vous êtes enceinte après 40 ans, vous devrez obligatoirement faire une amniocentèse. Objectif : déterminer le pourcentage de risque de trisomie 21, de l'ordre de 1%, voire plus, après 38 ans.

A 12 semaines, on vous proposera une échographie destinée à mesurer la clarté nucale et le dosage de marqueurs sériques. En fonction des résultats (1 pour 250), vous serez alors orientée vers une amniocentèse. La future maman de 40 ans devra aussi se reposer davantage pour faciliter la circulation sanguine.

Elle aura aussi plus de visites auprès de son gynécologue obstétricien (le choix de ce spécialiste est fortement recommandé après 40 ans, dans le cadre d'un suivi de grossesse, plutôt qu'une sage-femme). Signalons qu'une femme de plus de 40 ans a plus de risques qu'une femme de 30 ans de déclencher un diabète gestationnel ou une hypertension artérielle. De même, la plupart des grossesses après 40 ans aboutissent à un accouchement par césarienne, une pratique qui a surtout pour but de protéger au maximum la vie du bébé.

Conseils pour mener à bien une grossesse après 40 ans

Si vous avez 40 ans ou plus et que vous souhaitez tomber enceinte, changez vite de mode de vie : ralentissez la consommation d'alcool, arrêtez le tabac, pratiquez un sport et surtout, apprenez à lâcher prise avec le quotidien. En clair, préparez-vous plus que jamais à être maman et donnez-vous toutes les chances de l'être. Savoir prendre du repos de temps en temps, c'est donner maximiser les chances de réussite de tomber enceinte, et ce, à n'importe quel âge !

Don d'ovocyte et grossesse après 40 ans

don ovocytesAprès 40 ans, il n'est pas rare de voir les femmes qui veulent à tout prix devenir maman, se ruer dans des pays comme l'Espagne ou la Grèce pour pratiquer un don d'ovocyte. Le taux de naissance avec des ovules appartenant à une donneuse est de l'ordre de 30%.

La grossesse après 40 ans n'est donc pas formellement interdite ni déconseillée par le corps médical. Il suffit juste d'être bien accompagnée pendant sa grossesse et surtout, d'avoir conscience d'une plus grande difficulté à concevoir.

Par enceinte.com

Mis à jour le 14 Mai 2016