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Diabète gestationnel

diabète gestationel

Diabète gestationnel, sous ce terme se cache une maladie qui peut survenir durant la grossesse. Selon le moment où il est diagnostiqué, le diabète gestationnel peut avoir des conséquences plus ou importantes pour la mère et l'enfant. Le diabète gestationnel est n'est donc pas à prendre à la légère.

Diabète gestationnel : des manifestations diverses

Le diabète gestationnel toucherait en moyenne 5% à 6% des femmes enceintes, un pourcentage qui selon certaines études récentes a tendance à augmenter. Il apparaît au cours des 2ème et 3ème trimestres de grossesse et se traduit par une augmentation du taux de sucre dans le sang ou hyperglycémie.
On considère qu'une femme enceinte qui aurait un taux de glycémie de 0,9g/litre serait atteinte de diabète gestationnel. S'il peut être asymptomatique, le diabète gestationnel peut aussi se manifester chez certaines patientes sous diverses formes : soif importante, urine abondante, fatigue intense...

Diabète gestationnel : des risques pour la mère et l'enfant

Le diabète gestationnel présente en effet des risques pour la mère et l'enfant, d'où l'importance de le dépister au plus tôt.

Dans le cas d'un diabète gestationnel, le bébé va grossir de façon anormale. Il prend beaucoup trop de poids (macrosomie), souvent plus de 4 kilos à l'accouchement. A la naissance, le bébé peut présenter une hypoglycémie. Certains bébés, nés des suites d'un diabète gestationnel, peuvent souffrir de problèmes cardiaques, d'affections respiratoires ou développer un diabète de type 2

Le diabète gestationnel comprend aussi des risques pour la future maman. Parmi ceux-ci, celui d'un accouchement difficile. Le poids du bébé étant important, on va souvent devoir pratiquer une césarienne. Ensuite, la maladie peut être responsable de prééclampsie (hypertension artérielle gravidiques). Autres dangers liés au diabète gestationnel : une toxémie gravidique, un risque de développer un diabète post-accouchement, une sensibilisation accrue aux infections comme les infections urinaires, un risque de fausse couche, un accouchement prématuré.

Diabète gestationnel et dépistage

Le diabète gestationnel se dépiste en général à l'aide d'un test spécifique. Autrefois, le test de O'Sullivan était le plus pratiqué, consistant à absorber 50 grammes de glucose avant de faire le dosage une heure après. Désormais, le test de O'Sullivan a été remplacé par le test d'HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale). Au-delà des seuils définis suivants (0,92 g/litre à jeun, 1,80 g/litre une heure après ingestion du glucose, 1,53 g/litre deux heures après), le diabète gestationnel est diagnostiqué.

Diabète gestationnel et traitement

Le diabète gestationnel, dès lors qu'il est diagnostiqué, fait l'objet d'un suivi important. La femme enceinte souffrant de diabète gestationnel devra suivre régulièrement sa glycémie et adopter un régime alimentaire stricte pour maintenir sa glycémie à un niveau égal ou inférieur à 0,9g/litre. Si le diabète gestationnel persiste malgré un régime alimentaire strict, alors, on pourra prescrire à la patiente un traitement par injection d'insuline. La pratique d'une activité physique régulière est également un atout pour prévenir et limiter la survenue de la maladie.
Au cours de la grossesse, il faudra aussi veiller à ne pas prendre trop de poids.

Diabète gestationnel et profil des femmes touchées

Le diabète gestationnel touche davantage les femmes ayant un diabète familial, un IMC (indice de masse corporelle) supérieur à 25, âgées entre 35 et 40 ans, ayant subi une fausse couche auparavant ou ayant déjà fait du diabète gestationnel au cours d'une précédente grossesse.

En conclusion, aujourd'hui, le diabète gestationnel, s'il a tendance à toucher davantage de femmes enceintes qu'auparavant, il reste une maladie de la grossesse bien maîtrisée. Diagnostiqué à temps et avec un suivi de proximité, il n'engendre pratiquement pas de dangers pour la mère ni pour l'enfant.

 

Par enceinte.com