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J'allaite ou pas?

allaitement

On ne peut nier que les premières semaines avec un nouveau-né sont éprouvantes physiquement et nerveusement. Le manque de sommeil dû aux réveils nocturnes du nouveau-né est aussi une grande source de fatigue...

Cette fatigue est surtout importante les premières semaines. Or, le plus fréquemment, l'allaitement en France ne se prolonge pas au-delà de ces premières semaines. Ce qui fait que la période d'allaitement coïncide avec la période de plus grande fatigue, et que l'on peut donc croire que c'est l'allaitement qui en était la cause.

Une douce détente... à ne pas confondre avec la fatigue !

On le croit d’autant plus que l'allaitement provoque chez la mère un état de détente, de douce somnolence, qu'on peut confondre avec de la fatigue. Alors que c'est tout le contraire : une vraie séance de relaxation !
En effet, l'ocytocine, une des deux principales hormones impliquée dans la lactation (produite également pendant l'orgasme, lors d'un massage corporel, d'un bon repas entre amis.) a une action remarquable sur la physiologie : elle provoque un état de « relâchement physiologique » caractérisée par le ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration,la baisse de la tension artérielle, et même une action antalgique.

La hausse du taux de prolactine serait quant à elle responsable de l'augmentation du temps de sommeil profond constatée chez les femmes allaitantes par une étude faite en 2002, qui a comparé des femmes allaitant exclusivement, des femmes nourrissant leur bébé au lait industriel, et des femmes non enceintes et non allaitantes constituant le groupe témoin. 

Alors que le temps total de sommeil et la durée du sommeil paradoxal étaient proches dans les trois groupes, le temps de sommeil profond (qui est le plus réparateur) était plus élevés chez les femmes allaitantes (182 minutes) que chez les femmes non enceintes et non allaitantes (86 minutes) et que chez celles donnants le biberon (63 minutes).

Contrairement aux a prioris, les femmes qui allaitent dorment donc mieux que celles qui n'allaitent pas ! S'il était vrai que l'allaitement fatigue, son arrêt devrait logiquement diminuer cette fatigue.Une étude de 1998 s'est justement intéressée à la fatigue chez des mères primipares pendant les neuf premières semaines du post-partum.

Le niveau de fatigue était modéré juste après la naissance, il culminait à 3 semaines, puis diminuait ensuite nettement entre 3 et 6 semaines.Notons qu'il n'existait de ce point de vue aucune différence entre les mères qui avaient entre temps arrêté d'allaiter et celles qui allaitaient toujours.Plus en forme et moins stressée... Sans qu'on sache encore quelles sont les explications (facteurs hormonaux, psychologiques ou autres), les femmes allaitantes semblent bénéficier d'un état de santé supérieur à la moyenne.

Dans une étude parue en 2000, 168 mères en cours d'allaitement et 65 mères ayant sevré leur enfant ont été interrogées, entre 4 et 208 semaines post-partum, sur le plan des maladies dont elles avaient éventuellement souffert pendant leur allaitement. On a observé une moindre fréquence de consultations pour fièvre ou pour maladie, et un niveau de stress plus bas. Plus la période de l'allaitement était longue, moins la femme avait présenté de maladies pendant la durée de l'allaitement, et plus son niveau de stress avait été bas pendant cette période. L'allaitement était lié à un meilleur état de santé pendant toute sa durée, ainsi que tout au long des mois qui suivaient le sevrage.Une meilleure gestion du stress...

Une recherche du Centre de recherche de l'hôpital Douglas a révélé que les mères qui allaitent réagissent moins vivement aux situations stressantes que celles qui donnent le biberon, et auraient en conséquence une meilleure capacité à s'occuper de leurs enfants. 

Pensez à la santé de votre bébé...Sachez enfin que votre lait est le mieux adapté pour votre bébé car il contient des anti-corps qui renforcent les défenses immunitaires de bébé
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Par enceinte.com

Mis à jour le 4 Décembre 2017