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Syndrome des ovaires polykystiques - SOPK

Les ovaires polykystiques sont un syndrome largement observé chez les femmes. On considère qu'une femme sur dix est atteinte du syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK. Les causes sont difficiles à identifier et le traitement est souvent hormonal. Une femme qui présente des ovaires polykystiques peut néanmoins tomber enceinte.

Syndrome des ovaires polykystiques - SOPK

Les ovaires polykystiques caractérisent un ensemble de symptômes qui affectent la santé de la femme et parfois son mode de vie. Le syndrome des ovaires polykystiques a été découvert en 1935 par les chercheurs Stein et Leventhal. Il correspond à l'accumulation dans les ovaires de follicules qui ne malheureusement pas arrivés à maturité.

Les ovaires polykystiques : les symptômes les plus fréquents

Une femme atteinte du syndrome des ovaires polykystiques va présenter des troubles hormonaux et  plus précisément, une anovulation (absence d'ovulation). Du coup, les effets plus ou moins visibles, sous l'influence des hormones mâles, sont les suivants  : règles irrégulières, acné, pilosité accrue, chute de cheveux et prise de poids. Les ovaires polykystiques sont responsables dans 50% des cas d'obésité, entrainant donc des problèmes cardiaques, du cholestérol, de l'hypertension et du diabète.

Les ovaires polykystiques : des causes mal définies

Si on sait que le syndrome des ovaires polykystiques provient d'un dérèglement hormonal, le plus souvent apparu à la puberté, les causes plus profondes de ce dérèglement sont encore mal définies. Certaines recherches ont démontré cependant que la production d'insuline en trop forte quantité était responsable de la sécrétion de davantage d'hormones mâles, lesquelles empêchent les follicules d'arriver à maturité.

Diagnostiquer des ovaires polykystiques

Le diagnostic des ovaires polykystiques se fait à l'aide d'une échographie. Un bilan sanguin est également prescrit pour doser le cholestérol, le taux d'insuline dans le sang et certains taux hormonaux. S'ajoutera à ces examens un bilan de fertilité, nécessaire pour avoir tous les éléments permettant de combiner ovaires polykystiques et éventuelle grossesse.

Les ovaires polykystiques : traitements et conséquences

Une femme souffrant du syndrome des ovaires polykystiques aurait plus de risque d'avoir un cancer de l'endomètre qu'une autre. Pour venir plus ou moins à bout du syndrome des ovaires polykystiques, toute femme devra se ranger à un régime diététique strict pour perdre du poids. De même, question traitement, le médecin privilégiera le plus souvent la prescription d'une pilule progestative, type Jasminelle ou Yaz contenant de la drospirénone. Un traitement régulateur de l'insuline est souvent préconisé également.

Ovaires polykystiques et grossesse

Lorsqu'un syndrome d'ovaires polykystiques est diagnostiqué chez une patiente, l'objectif est d'administrer un traitement hormonal ou de procéder à une stimulation ovarienne (via le Clomid) qui permette de faire évoluer la courbe de température anovulatoire et donc de faire revenir l'ovulation à la normale. Dès lors, ovaires polykystiques et grossesse sont compatibles. En cas d'inefficacité de ces traitements hormonaux, on peut  essayer de pratiquer un drilling ovarien. C'est une technique chirurgicale pratiquée sous coelioscopie et anesthésie générale et qui permet, dans le meilleur des cas, de rétablir spontanément l'ovulation. Parfois aussi, la patiente sera dirigée vers une technique de procréation médicale assistée (PMA), le plus souvent une FIV.

En conclusion, le syndrome des ovaires polykystiques s'il est difficile à vivre au quotidien pour une femme, bénéficie aujourd'hui de nombreuses possibilités de traitements. En outre, si la patiente réaménage sa vie, faisant plus de place à l'exercice, à la maîtrise du stress, à une alimentation saine et équilibrée, le tout, associé à des traitements hormonaux efficaces, alors, elle a toutes les chances de vivre une grossesse rapidement.

Par enceinte.com